Jean Santeuil
What follows is a list of elements in Jean Santeuil that may be of particular interest to those who have read A la recherche du temps perdu. It makes no claim to exhaustiveness. Page references are to the Gallimard Quarto edition (Paris, 2001).
I. Incidents reused in the Recherche, 1-10
(1)
Combray: here Illiers, Et[h]euilles, or Sargeau. JS 157ff.
(2) A great aunt (Mme Servan; Mme Sureau at 162) who watches the world from a bedroom window (JS 229).
(3) A great-uncle tormenting the protagonist (here by tickling) (JS 239). (Recherche: "Ou bien en dormant j'avais rejoint sans effort un âge à jamais révolu de ma vie primitive, retrouvé telle de mes terreurs enfantines comme celle que mon grand-oncle me tirât par mes boucles et qu'avait dissipée le jour, — date pour moi d'une ère nouvelle, — où on les avait coupées." (S 4))
(4) A servant (Ernestine (162) / Félicie (187) / Catherine (207)) who has to kill a bird for dinner (JS 163).
(5) A magic lantern with Golo and Geneviève de Brabant. "Etait-ce à ces belles couleurs... que les personnages de Barbe-Bleue, de Geneviève de Brabant, du traître Golo... devaient la poésie fantastique qu’ils gardèrent depuis dans son imagination?" (JS 202)
(6) A bedtime drama (drame du coucher).
Protagonist is 6 (102)
or 7 years old (72).
The same psychology manifested here resurfaces later (compare scenes with Albertine in Recherche):
"Le lecteur aurait pourtant tort de croire que même à ce point de vue si particulier il changea complètement. L’habitude, la seule des antiques puissances de ce monde qui soit plus forte que la souffrance, put vaincre peu à peu chez Jean l’angoisse cruelle dont..., pendant toutes ces années d’enfance, il souffrit tous les soirs. Mais dans sa jeunesse et dans sa maturité même, chaque fois qu’une circonstance quelconque vint suspendre les effets anesthésiants de l’habitude,..., il sentit au fond de lui-même,..., une inquiétude vieille... se réveiller. (77)
The protagonist is saved by the miracle of a softened heart—though here the heart is that of the protagonist's grandfather, M. Sandré (95).
The mother
admits for the first time that his neurosis is a sickness, not a failing (78).
(Differences: here it’s the first time that the mother refuses to tuck him in (69); conversely, it’s not the first time she stays in his room (69).)
[More variants of the drame du coucher in Les plaisirs et les jours:
(a)
"La Mort de Baldassare Silvande": the mother always stays until he sleeps. "Il [Baldassare] revit sa mère quand elle l’embrassait en rentrant, puis quand elle le couchait le soir et réchauffait ses pieds dans ses mains, restant près de lui s’il ne pouvait pas s’endormir; [et] il rappela son Robinson Crusoé ..." (68)
(b) "La fin de la jalousie": on nights when mother goes to the ball, the protagonist needs her to say goodnight to him first. "Alors un de ses désirs de petit enfant lui revint, du petit enfant qu'il était quand il avait sept ans et se couchait tous les soirs à huit heures. Quand sa mère, au lieu de rester jusqu'à minuit dans sa chambre qui était à côté de celle d'Honoré, puis de s'y coucher, devait sortir vers onze heures et jusque-là s'habiller, il la suppliait de s'habiller avant dîner et de partir n'importe où, ne pouvant supporter l'idée, pendant qu'il essayait de s'endormir, qu'on se préparait dans la maison pour une soirée, pour partir. Et pour lui faire plaisir et le calmer, sa mère tout habillée et décolletée à huit heures venait lui dire bonsoir, et partait chez une amie attendre l'heure du bal. Ainsi seulement, dans ces jours si tristes pour lui où sa mère allait au bal, il pouvait, chagrin, mais tranquille, s'endormir." (231-2)
(c) "La Confession d’une jeune fille": the mother stops saying goodnight at a certain point, to cure him of his addiction. "Les deux soirs qu'elle passait aux Oublis, elle venait me dire bonsoir dans mon lit, ancienne habitude qu'elle avait perdue, parce que j'y trouvais trop de plaisir et trop de peine, que je ne m'endormais plus à force de la rappeler pour me dire bonsoir encore, n'osant plus à la fin, n'en ressentant que davantage le besoin passionné, inventant toujours de nouveaux prétextes, mon oreiller brûlant à retourner, mes pieds gelés qu'elle seule pourrait réchauffer dans ses mains..." (140)]
(7) Reading (188, 195, 198ff, 426ff): sometimes before lunch (188), sometimes in uncle’s room upstairs (195). Absorption (195).
(8)
The flies, whose sound recalls summer: "Nous prétendons souvent que des airs de musique entendus autrefois et ailleurs ont le pouvoir de réveiller en nous le souvenir et comme le charme des lieux, de l’époque où ils furent entendus. Car le souvenir conserve le passé sans le mutiler, et ce qui était uni dans la réalité reste uni dans notre mémoire. Mais combien ces musiques naturelles qui ne contiennent pas comme les musiques d’art une sentiment indépendant du temps où elles furent entendues, n’ayant rien d’autre à exprimer, gardent plus vivement pour nous le charme même de l’heure, de la saison ou du pays où nous les avons entendues. ...ces humbles musiques ont un rapport profond, une harmonie cachée avec la saison où elles ont été entendues. On peut dire qu’elles sont nées de [son] essence et participent tout simplement à [son] charme." (JS 176-7) (Recherche: "les mouches... exécutaient... devant moi... la musique de chambre de l’été; elle ne l’évoque pas à la façon d’un air de musique humaine, qui, entendu par hasard à la belle saison, vous la rappelle ensuite; elle est unie à l’été par un lien plus nécessaire " (S 82).)
(9) A great-uncle (Frédéric) whose femme entretenue (Mme Delven) causes a rift with the family (765). Perhaps the uncle introduces her to Jean: "il restait là devant lui [l'arbuste] comme devant une dame étrangère, belle, merveilleusement vêtue à qui son oncle l’aurait présenté et qui lui sourirait. ... Il la regardait comme il avait regardé la belle dame qu’il avait vue pour la première fois... la dame qui l’avait regardé avec un sourire" (223). Compare the dame en rose in the Recherche.
(10) A passion for the theater (JS 356, 473).