Jean Santeuil
2.5.4.2.8 Involuntary memory—writing
As a result, writing follows.
(a) writing is based on this: "il ne dévorait plus la vie avec une sorte d’angoisse de la voir disparaître sous la jouissance, mais il la goûtait avec confiance, sachant qu’un jour ou l’autre la réalité qu’il y avait dans ces minutes, ils les retrouverait à condition de ne pas la chercher, dans le brusque rappel d’un coup de vent, d’une odeur de feu, d’un ciel bas ensoleillé... Réalité qui est celle que nous ne sentons pas pendant que nous vivons les moments, car nous les rapportons à un but égoïste, mais qui, dans ces brusques retours dans la mémoire désintéressée, nous fait flotter entre le présent et le passé dans leur essence commune, qui dans le présent nous a rappelé le passé, essence qui nous trouble en ce qu’elle est nous-même, ce nous-même que nous ne sentons pas au moment, mais que nous retrouvons comme un miel délicieux resté après les choses quand elles sont loin de nous..., réalité que nous répandons tandis que nous écrivons des pages qui sont la synthèse des divers moments de la vie." (JS 397-8)
(b) involuntary memory inspires “C” to write: "des gouttes de pluie qui commençaient à tomber, un rayon de soleil qui reparaissait, suffisaient à lui [C] rappeler des automnes pluvieux, des étés ensoleillés, des époques entières de sa vie, des heures obscures de son âme qui s’éclaircissaient alors... Il semblait regarder en face quelque chose qu’il ne comprenait pas bien. ...Puis tout d’un coup il paraissait joyeux, prêt à écrire." (48-9)